« La ville mérite que les gens se rendent compte qu’elle n’est plus comme il y a 15-20 ans »

Olivier Henne est le responsable du pôle développement et communication de l’office de tourisme de Brest. Il y travaille depuis bientôt 10 ans et gère une équipe de 5 à 6 personnes.

Nous sommes en pleine période de vacances d’été, pourquoi faut-il choisir Brest comme destination ?

A Brest nous sommes plutôt dans le tourisme urbain qui se définit par de courts séjours, de trois, quatre, ou cinq jours. Au-delà, même sur les grandes villes, cela reste plus rare. C’est son positionnement qui rend la ville attractive. Il fait sa force comme sa faiblesse. Brest a une ambiance à part avec la mer à coté de la ville et des éléments structurants très importants comme Océanopolis ou les ateliers des Capucins en plein centre ville.

Quel dispositif avez-vous employé pour attirer les touristes ?

Je pense que l’attractivité touristique de Brest n’est pas liée a un dispositif spécifique mais bien à une dynamique territoriale. Un office de tourisme peut faire tout ce qu’il veut mais si il n’y a pas les structures de loisirs ou culturelles adéquates, on n’arrivera pas à servir de levier. C’est un peu toute l’évolution depuis 10 ans qui fait que l’attractivité touristique de la ville grandit. On s’appuie sur les points forts de Brest.

Combien avez-vous enregistré de touristes l’année dernière ?

Difficile de le calculer sur l’ensemble du territoire. De mémoire, sur l’office de tourisme, on est entre 100 000 et 150 000 visiteurs. Il y a eu une bonne fréquentation la saison dernière, le taux de remplissage en hôtellerie a aussi été très satisfaisant. Nous sommes dans une bonne dynamique depuis 2016.

Comment évolue la fréquence du tourisme depuis ces cinq dernières années ?

Il y a eu une réduction du temps de vacances depuis 10 ans. Aujourd’hui la saison ne commence plus le 5 juillet mais le 15-20 juillet et ne se termine plus le 30 août mais autour du 20-25 août. Les gens partent plus dans l’année. Les 35 heures y sont pour beaucoup car avec les récupérations les gens fractionnent leurs congés.

La culture bretonne est-elle primordiale dans le choix de la destination ?

Brest est en Bretagne donc elle bénéficie de la culture bretonne. Mais ce n’est pas la ville où la culture bretonne est la plus importante. Historiquement, la ville est plus française parce que sa raison d’être initiale reste quand même l’armée française.

Quelle est la nationalité étrangère la plus représentée à Brest ?

Je dirais qu’il y en a quatre : les Anglais et les Allemands arrivent en tête. Les Belges et les Espagnols viennent ensuite. Cela varie selon les années.

Comment faites-vous pour attirer le plus de touristes étrangers ?

Nous travaillons en partenariat avec le département et la région pour communiquer sur les lignes aériennes de Brest. Par exemple cette année nous avons mis un plan spécial pour la nouvelle ligne de Air France qui relie Brest à Amsterdam. On va faire différentes opérations comme des campagnes d’affichage ou des campagnes marketing plus globales et ciblées sur des marchés étrangers.

Quelle est site le plus visité de Brest ?

Océanopolis sans aucun doute ! Il fait entre 400 et 450 000 visiteurs par an, c’est le site le plus visité en Bretagne. La ville mérite que les gens se rendent compte qu’elle n’est plus comme il y a 15-20 ans. Après, c’est à nous de le faire aussi. On a un fort besoin de médiation.

Maxime GOUPIL, Eva DELIGNON et Corentin MAUGE

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